Comment Soigner ses Allergies grâce à la Nutrition ?

Comment Soigner ses Allergies grâce à la Nutrition ?

Introduction

 

Vous êtes allergiques, mais vous ne savez pas comment vous en sortir sans recourir aux médicaments ?

Pas de panique ! En effet, sachez tout d’abord que les allergies touchent entre 10 à 40 % de la population (selon le pays). C’est pourquoi il n’est pas rare d’être atteint de réactions allergiques plus ou moins gênantes lors de nos activités quotidiennes.

Sachez ensuite que je vous invite fortement à lire cet article, que vous soyez allergiques ou non.

En effet, dans celui-ci, je vais tout d’abord vous citer en détail les différentes origines pouvant expliquer votre allergie et si vous n’en avez pas, vous expliquer les différents facteurs de risques pouvant être responsables de l’apparition d’allergies plus tard dans votre vie.

Par la suite, je vais vous expliquer de manière précise les différents degrés d’allergies et à quoi ceux-ci correspondent (pour que vous puissiez vous situer parmi l’un de ces niveaux).

Enfin, je vous donnerai dans la troisième partie 12 solutions naturelles (qui proviennent chacune de la nutrition) pour atténuer vos symptômes d’allergies ou même, selon votre volonté, faire totalement disparaître ces derniers.

 

 

allergies

 

I- MIEUX COMPRENDRE LES ALLERGIES

 

1. Les différents types d’allergies

 

Allergies alimentaires

 

Ce type d’allergie touche à peu près 6 % des enfants et 4 % des adultes.

Il faut savoir que seulement 8 aliments représentent les 90 % des allergies alimentaires dans le monde :

  • les œufs
  • le lait
  • les cacahuètes
  • les noix
  • le poisson
  • les fruits de mer
  • le blé
  • le soja

Les symptômes d’une réaction allergique d’origine alimentaire peuvent toucher la peau, le tractus gastro-intestinal, le système cardiovasculaire et les voies respiratoires. Ces derniers peuvent apparaître sous différentes formes:

  • Vomissements et/ou crampes d’estomac
  • Urticaire
  • Essoufflement
  • Soufflement
  • Toux répétitive
  • Choc ou collapsus circulatoire
  • Gorge serrée et rauque ; difficulté à avaler
  • Gonflement de la langue, affectant la capacité de parler ou de respirer
  • Pouls faible
  • Coloration pâle ou bleue de la peau
  • Étourdissements ou sensation de faiblesse
  • Anaphylaxie, une réaction potentiellement mortelle qui peut nuire à la respiration et mettre le corps en état de choc ; les réactions peuvent affecter simultanément différentes parties du corps (par exemple, maux d’estomac accompagnés d’une éruption cutanée)

 

Allergies alimentaires

 

Allergie à la poussière

 

À peu près 25 % de la population est allergique aux acariens (de manière plus ou moins prononcée). Les acariens sont de minuscules organismes qui peuvent à peine être vus à l’œil nu. Ils se nourrissent de la poussière et de l’humidité de l’air. Ils sont l’un des allergènes d’intérieur les plus courants et les symptômes peuvent être présents toute l’année, ce qui rend cette allergie très gênante au quotidien.

En effet, la maison est censée être un lieu agréable, mais celle-ci peut déclencher des symptômes inconfortables. C’est d’ailleurs pour cela que les personnes allergiques aux acariens souffrent souvent plus à l’intérieur qu’à l’extérieur. En plus de la rhinite allergique, l’allergie aux acariens peut également déclencher l’asthme et provoquer une poussée d’eczéma.

Symptômes :

  • Éternuements
  • Nez qui coule ou bouché
  • Yeux rouges et démangeaisons
  • Respiration sifflante, toux, oppression thoracique et essoufflement

 

Poussière

 

Allergies aux piqûres d’insectes

 

Attention, ce type d’allergie peut-être mortelle ! Il est estimé que 0,8 % des enfants sont atteints de cette allergie et 3 % des adultes.

Symptômes :

  • Douleur
  • Rougeur
  • Gonflement (dans la zone de piqûre et parfois au-delà)
  • Urticaire
  • Démangeaisons
  • Anaphylaxie (moins courante), une réaction potentiellement mortelle qui peut nuire à la respiration et provoquer un état de choc corporel

 

allergies aux piqures

 

Allergies aux animaux (chat/chien)

 

Touche environ 10-20 % de la population mondiale.

Symptômes:

  • Éternuements
  • Nez qui coule ou bouché
  • Douleur faciale (due à une congestion nasale)
  • Toux, oppression thoracique, essoufflement et respiration sifflante
  • Yeux larmoyants, rouges ou démangeaisons
  • Éruption cutanée ou urticaire

 

allergies aux animaux

 

Allergies aux drogues/médicaments

 

Les personnes allergiques aux médicaments peuvent ressentir des symptômes, que leur médicament se présente sous forme liquide, sous forme de pilule ou injectable.

Symptômes :

  • Éruption cutanée ou urticaire
  • Démangeaisons
  • Respiration sifflante ou autres problèmes respiratoires
  • Gonflement
  • Anaphylaxie

 

allergies aux médicaments

 

Allergie au latex

 

Touche 1-5 % de la population.

Symptômes :

  • urticaire
  • démangeaisons
  • un nez bouché ou qui coule.
  • asthme
  • respiration sifflante
  • oppression thoracique
  • difficultés respiratoires.

Les symptômes commencent quelques minutes après l’exposition à des produits contenant du latex. L’allergie au latex la plus grave peut entraîner une anaphylaxie, une réaction allergique grave entraînant de graves difficultés respiratoires et/ou une baisse de la pression artérielle (choc).

 

allergies au latex

 

Allergie aux moisissures

 

Touche environ 10 % de la population.

Les allergies aux moisissures peuvent être difficiles à gérer.

En effet, les champignons peuvent se développer absolument partout ! C’est pourquoi cette allergie s’avère être encore plus embarrassante que l’allergie aux acariens.

Par exemple, il y a environ 1000 espèces de champignons aux États-Unis dont beaucoup ne sont pas visibles à l’œil nu, ce qui est donc très dérangeant. De plus, lorsque de minuscules spores de moisissures se propagent dans l’air, celles-ci peuvent provoquer des réactions allergiques chez les personnes allergiques aux moisissures.

Symptômes:

  • Congestion nasale
  • Nez qui coule
  • Nez Yeux irrités
  • Toux
  • Sifflante
  • Gorge irritée
  • Asthme

 

allergies moisissures

 

Allergie aux cafards

 

Touche environ 35-40 % de la population (allergie très courante).

Aussi dérangeant que cela puisse paraître, les cafards ne sont pas seulement des parasites repoussant. En effet, ils peuvent également être un déclencheur d’allergies.

La salive, les excréments et la perte de parties du corps des cafards peuvent déclencher à la fois de l’asthme et des allergies. Ces allergènes agissent comme des acariens, aggravant les symptômes lorsqu’ils sont projetés en l’air.

Symptômes :

  • Toux
  • Congestion nasale
  • Éruption cutanée
  • Respiration sifflante
  • Infection des oreilles
  • Infection des sinus

 

allergies aux cafards

 

Attention!

 

Il faut savoir que les personnes étant atteintes de l’une des allergies citées précédemment sont plus susceptibles d’être atteintes par une autre allergie. En effet, certaines allergies peuvent faire survenir des allergies « secondaires ».

C’est-à-dire que c’est l’un des symptômes de l’allergie déjà existante qui devient chronique et donc, qui se transforme en allergie. Voici donc les différentes « allergies secondaires » :

  • allergie oculaire
  • allergie de la peau
  • rhinite allergique

Évidemment, il y a d’autres allergies plus précises et plus ou moins répandues comme l’allergie au pollen par exemple (surtout que c’est l’une des allergies les plus complexes). Cependant, je ne vais pas m’attarder à expliquer cela, car il faudrait un article complet pour détailler toutes les allergies.

 

attention allergies secondaires

2- L’Origine génétique

 

Les enfants de parents allergiques sont plus susceptibles d’en avoir eux aussi. Les vrais jumeaux ont également 70 % de chance d’avoir les mêmes allergies et les faux jumeaux eux, 40 %. En effet, tout cela est principalement dû à la génétique et plus précisément aux gènes transmis.

Par exemple, si un des deux parents est allergique à un aliment, cela signifie peut-être qu’il a l’ADN dérégulé au niveau des gènes associés à la signalisation de la protéine kinase, activée par les mitogènes (MAPK). Le problème de cela est que ces mutations ont de fortes chances d’être transmises à l’enfant. La raison de cela est simple puisque l’un des deux parents en est le porteur. C’est pourquoi si l’enfant reçoit ces mutations génétiquement transmises (par les gènes et autres lors de la fécondation), celui-ci sera probablement lui aussi allergique à certains aliments…

La raison ?

L’ADN dérégulé au niveau des gènes associés à la signalisation de la protéine est en partie responsable d’un bon fonctionnement du système immunitaire. En effet, ces protéines permettent le bon développement des cellules CD4+ qui ont un rôle majeur dans la qualité de notre système immunitaire (puisqu’elles permettent en partie la création des 2 types de cellules les plus importantes de notre système immunitaire).

C’est pourquoi si ces gènes sont dérégulés, ces cellules ne seront pas développées de la bonne façon, ce qui provoquera des apparitions d’allergies puisque notre système immunitaire ne sera pas en capacité de se défendre et d’agir face à certains composants (contenus dans certains aliments…).

Voilà pourquoi la grande majorité des allergies ont une origine génétique.

 

allergies et génétique

3- Les Origines environnementales

 

L’hygiène

 

En 1989, David Strachan a suscité au début de l’hypothèse d’hygiène qui est bien connu chez les chercheurs:

Hypothèse : l’hypothèse d’hygiène stipule que l’exposition de la petite enfance à des micro-organismes particuliers (tels que la flore intestinale et les helminthes) protège contre les maladies allergiques en contribuant au développement du système immunitaire, ce qui veut dire qu’un environnement « trop propre » pourrait augmenter les risques d’allergie.

Toutefois, cette hypothèse à récemment était invalidée par de nombreuses études puisque l’impact que décrit cette hypothèse serait tellement minime qu’il n’aurait aucun impact sur notre flore intestinale en partie et donc, sur notre système immunitaire (qui induit ou non une allergie selon sa qualité).

Malgré cela, une partie de cette hypothèse est vraie puisque l’exposition précoce aux animaux de compagnies et aux frères et sœurs (pour les familles nombreuses) induirait une flore intestinale plus riche.

Cependant, nous allons voir par la suite que d’autres facteurs peuvent impacter d’autant plus fortement la qualité de notre flore intestinale, pouvant donc amener ou non à l’apparition de diverses allergies.

 

hypothèse hygiène

 

La flore intestinale

 

Une flore intestinale de mauvaise qualité (présente dès la naissance ou plus tard dans notre vie) peut avoir un gros impact sur notre système immunitaire et donc, sur l’apparition d’allergies.

En effet, une flore intestinale de mauvaise qualité peut être causée par une césarienne (puisque l’enfant n’aura pas reçu les bonnes bactéries de la mère se situant dans le vagin), par une mauvaise alimentation (car la qualité des aliments absorbés dicte le développement des bactéries dans notre flore), mais cette mauvaise flore intestinale peut-être également due à une prise régulière de médicaments/antibiotiques, sachant qu’il y a d’autres causes existantes (mais ces trois-ci sont les principales).

Autrement dit, quelqu’un qui s’alimente d’une façon malsaine à plus de chance de développer une allergie que quelqu’un qui mange sainement (c’est un exemple parmi d’autres).

 

Flore intestinale

 

Le stress

 

Le stress chronique peut aggraver les conditions allergiques. Cela a été attribué à une réponse prédominante de T helper 2 (TH2) entraînée par la suppression de l’interleukine 12 à la fois par le système nerveux autonome (ou aussi appelé système nerveux viscéral) et par l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (qui relie le système nerveux et le système endocrinien).

Il faut savoir par la suite qu’une prédominance en TH2 par rapport au TH1 favorise la progression de diverses tumeurs et autres troubles (dont les allergies).

En effet, la TH2 permet la progression de diverses anomalies. La raison est que ces cellules ont la capacité de déréguler le système immunitaire (ce qui le rend donc inefficace). À l’inverse, les cellules TH1 permettent elles de réduire la progression des anomalies. La raison de cela est qu’elles renforcent l’activité du système immunitaire.

C’est pourquoi avoir trop de TH2 par rapport à la TH1 est susceptible de provoquer une apparition d’allergie (et d’autres problèmes de santé qui sont connus comme étant causés par le stress chronique).

Par ailleurs, une bonne gestion du stress chez les individus étant déjà allergique peut améliorer les symptômes déjà présents.

 

stress et allergies

 

Pollution de l’air

 

Les polluants de l’air, comme les particules de diesel (qui sont en abondance dans l’air que nous respirons) provoquent des allergies de type 1 (nous verrons ce terme dans la partie 2 de l’article).

En effet, les particules de diesel ont la capacité de s’infiltrer dans nos poumons et de s’attacher aux parois. Le problème étant que des composants organiques appelés hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) s’attachent à ces particules de diesel situées dans les poumons et donc, y restent par la suite.

Ainsi, sur le long terme, cette accumulation d’HAP crée une inflammation chronique (pouvant se décrire par des problèmes de toux, de respiration…).

Cependant, ce n’est pas tout. En effet, cette inflammation chronique augmente la production d’immunoglobuline E (IgE). Puis, cette dernière induit grâce à divers récepteurs la synthèse de cellule B lymphocytes qui permettent elles, la création de cytokines (dont la Il-4).

Par la suite, cette augmentation d’Il-4 provoque une augmentation de la TH2 (Cellules T de type 2) qui est pour rappel, responsable d’un dérèglement du système immunitaire et donc, de l’apparition d’allergie notamment.

Mais le pire malgré cela est que la TH2 créer elle-même de la Il-4 ce qui signifie que ce processus se finit en un véritable cercle vicieux, amenant donc un moment donné à l’apparition d’une allergie (puisqu’il y aura beaucoup de TH2 de créer ce qui créera donc beaucoup d’IgE par la suite).

En effet, la TH2 peut-être initialement produite en excès par un excès d’IgE, mais celle-ci est également capable de produire davantage d’IgE par la suite si elle est créée en excès (ce qui est le cas ici), c’est pourquoi cela illustre bien un véritable cercle vicieux.

Voilà pourquoi respirer trop fréquemment des polluants de l’air à haute dose (comme des particules de diesel) induit un risque de développer des allergies.

 

pollution de l'air

 

Exposition chronique aux allergènes

 

Une exposition chronique à différents allergènes créer une augmentation de la TH2 qui devient elle aussi chronique, augmentant donc le risque de développer des allergies.

En effet, la première fois que nous sommes confrontés aux divers allergènes (le pollen, les acariens…), notre corps se met à produire plus d’IgE puisque son rôle est en partie de lutter face aux particules et bactéries s’infiltrant dans notre corps. Ainsi, notre corps devient sensible aux différents allergènes.

Cependant, si nous sommes exposés de manière chronique à un quelconque allergène, il est possible que nous devenions allergiques à celui-ci.

En effet, si l’on est exposé tous les jours, à de fortes doses de particules de pollen que l’on respire et que l’on renifle, nous allons développer une inflammation chronique et donc, synthétiser tellement d’IgE pour contrer toutes ces particules que nous allons créer une forte expression de la TH2 qui deviendra elle aussi chronique.

C’est pourquoi cette expression de la TH2 devenant chronique (en plus de l’inflammation qui persiste) à cause de cette surexposition dérégule notre système immunitaire sur le long terme ce qui nous rend alors sensibles et cette fois-ci, allergiques à l’allergène en question (puisque l’inflammation induite par l’allergène restera active).

L’exposition aux allergènes de manière chronique est donc une des origines de l’allergie.

Attention toutefois, je ne dis pas qu’avoir un chat ou un chien va nous rendre allergiques à celui-ci. Le but est seulement de ne pas s’exposer continuellement à de fortes doses d’allergènes provenant de l’animal (ce qui est difficile à faire).

 

exposition chronique aux allergènes

 

II- LES DIFFÉRENTS DEGRÉS D’ALLERGIES

 

Il faut savoir que nous allons principalement nous intéresser dans la partie 3 aux différentes solutions naturelles pour atténuer ou même faire disparaître les allergies de type 1 (hypersensibilité de type 1).

Toutefois, je trouve cela intéressant de vous lister assez rapidement les 4 types d’hypersensibilité existants (il en existe un 5e, mais ce dernier est extrêmement rare), puisque cela va vous permettre de comprendre qu’une allergie peut s’avérer être grave selon le degré de celle-ci.

Voici donc les différents types d’hypersensibilité, à savoir que le but n’est pas de tout retenir (au niveau des détails biochimiques), mais de simplement cerner la différence entre chaque type.

1- Le type 1

 

Des quatre principales réactions d’hypersensibilité, celle-ci est la plus courante.

Dans l’hypersensibilité de type 1, la production d’IgE (anticorps) est stimulée de façon à provoquer une inflammation allergique. La différence entre une réponse immunitaire infectieuse normale et une réponse d’hypersensibilité de type 1 est que dans l’hypersensibilité de type 1, l’anticorps est l’IgE au lieu d’IgA, IgG ou IgM.

Il faut savoir par ailleurs que ces réactions ont un but de protection de l’hôte et non un but de gêne envers l’hôte. Ce type de sensibilité est donc un processus protecteur que le corps fait naturellement.

Le type 1 correspond ainsi à une réaction allergique.

Exemples d’hypersensibilité de type 1 :

  • Asthme allergique
  • Allergie oculaire
  • Rhinites allergiques
  • Anaphylaxie
  • Angio-œdème
  • Urticaire
  • Allergie à la pénicilline
  • Répulsion à la céphalosporine
  • Allergie alimentaire
  • Allergies de la peau

 

2- Le type 2

 

Pour la sensibilité de type 2, l’anticorps qui est dans ce cas soit l’IgM ou IgG se lie à l’antigène d’une cellule cible, qui est en fait une cellule hôte perçue par le système immunitaire comme étrangère, conduisant à une destruction cellulaire via le complexe d’attaque membranaire (CAM).

Cette sensibilité est généralement appelée cytotoxique.

Le type 2 correspond ainsi à une réaction auto-immune.

Exemples d’hypersensibilité de type 2 :

  • Anémie hémolytique auto-immune
  • Maladie cardiaque rhumatismale
  • Thrombocytopénie
  • Érythroblastose fœtale
  • Syndrome de Goodpasture
  • Maladie de Graves
  • Myasthénie grave

 

3- Le type 3

 

Lorsque l’on souffre de ce type d’hypersensibilité, notre anticorps est l’IgG et celui-ci se lie à l’antigène soluble, formant un complexe immun circulant. Ce dernier se dépose souvent dans les parois des vaisseaux des articulations et des reins, déclenchant alors une réaction inflammatoire locale due à l’accumulation de complexes coincés à divers endroits dans le corps.

Ce type d’hypersensibilité est souvent appelée le complexe immunitaire, sachant que celle-ci provoque généralement de gros problèmes de circulation et donc, dégrade le fonctionnement de divers organes.

Exemples d’hypersensibilité de type 3 :

  • Maladie sérique
  • La polyarthrite rhumatoïde
  • Réaction d’Arthus
  • Glomérulonéphrite post-streptococcique
  • Arthrite réactionnelle
  • Néphrite lupique
  • Le lupus érythémateux disséminé
  • Alvéolite allergique extrinsèque (pneumonie d’hypersensibilité)

 

 

4- Le type 4

 

L’hypersensibilité de type 4 est présente lorsque les cellules T auxiliaires (spécifiquement les cellules Th1) sont activées par une cellule présentant l’antigène.

Ainsi, lorsque l’antigène sera à nouveau présenté à l’avenir, les cellules mémoire Th1 activeront les macrophages (qui ont pour rôle de débarrasser les cellules usés et autres débris du corps, mais également de développé une inflammation dans l’organisme) et provoqueront une réponse inflammatoire. Cela peut finalement conduire à des lésions tissulaires.

Il faut de plus savoir que la réaction dure entre 48 à 72 après l’exposition à l’allergène.

Exemples d’hypersensibilité de type 4 :

  • Dermatite de contact
  • Rejet de greffe chronique
  • Sclérose en plaques
  • Maladie de cœliaque
  • Thyroïdite de Hashimoto
  • Granulome annulaire

 

les 4 degrés d'hypersensibilité

 

Maintenant que vous connaissez les différents types d’hypersensibilité, nous allons pouvoir passer à la partie 3 de cet article, qui va consister à donner des solutions naturelles pour ceux étant touchés par des réactions allergiques (type 1), qui concernent d’ailleurs plus de 90 % des gens étant atteints d’allergies spécifiques.

Par ailleurs, même si cette partie 3 va essentiellement concerner les individus atteints d’hypersensibilité de type 1, sachez que même si vous présentez une hypersensibilité supérieure au type 1 ou que vous n’êtes tout simplement pas allergique, cette partie pourra vous être utile.

En effet, tous les nutriments et autres cités ci-dessus possèdent de nombreux autres bienfaits pour la santé ! Ainsi, les privilégier au quotidien ne vous fera que du bien!

III- LES REMÈDES NATURELS

 

Les Oméga 3

 

Plusieurs études ont prouvé que la prise d’oméga 3 et plus précisément d’acide docosahexaénoïque (DHA) et acide eicosapentaénoïque (EPA) réduisait les symptômes d’allergies. En effet, les oméga 3 ont un rôle anti-inflammatoire ce qui est déjà intéressant puisque l’excès d’IgE présent chez les personnes allergiques provoque une inflammation chronique.

Ainsi, puisque les oméga 3 sont capables de diminuer les activités éosinophiles (les inflammations), les symptômes de diverses allergies (asthme, rhinites allergiques…) peuvent diminuer d’une manière intéressante.

De plus, il faut savoir qu’il est même possible de réduire de manière significative les chances que l’enfant soit allergique si la mère décide de consommer de bonnes doses d’oméga 3 au quotidien durant la grossesse (sans en abuser). C’est donc un véritable atout pour les parents allergiques souhaitant que leurs enfants ne soient pas allergiques (à cause de l’origine génétique).

C’est pourquoi consommer plus d’oméga 3, se trouvant dans les poissons gras, dans les œufs, dans des graines et quelques autres aliments peut s’avérer être une bonne solution pour réduire les symptômes d’allergies ou même, l’apparition de celle-ci avant la naissance de l’enfant.

 

oméga 3

 

 

La Vitamine E

 

Diverses études ont prouvé que la Vitamine E était capable de bloquer la synthèse de l’IL-4 qui est pour rappel, une cytokine fortement liée aux cellules TH2. Ainsi, moins d’Il-4 transcrit signifie moins de TH2 et donc, moins de réactions allergiques inflammatoires.

C’est pourquoi un bon taux de vitamine E au quotidien peut avoir un gros impact sur les symptômes d’allergies existantes.

Il a même été prouvé que cette vitamine avait un rôle majeur sur le taux d’IgE dans notre corps, ce qui signifie que si l’individu allergique en consomme régulièrement et suffisamment, celui-ci pourrait faire disparaitre tous les symptômes de son allergie (et non pas seulement, les diminuer).

 

vitamine E

 

 

Les Probiotiques

 

Une étude à prouver que les probiotiques impactaient le taux d’Il-6, qui est une cytokine ayant parmi ses rôles celui de développer les cellules B, sachant que ces dernières ont un fort lien avec l’IgE (plus il y a de cellules B, plus il y a d’IgE).

Ainsi, puisque ceux-ci diminuent le taux d’Il-6 et donc, diminuent le taux d’IgE, les probiotiques s’avèrent être des sources alimentaires très intéressantes pour les personnes allergiques.

De plus, les probiotiques sont également un effet positif sur l’activité des cellules Th1.

Effectivement, l’ODN-BL07 (un composant que l’on trouve dans certains probiotiques) permet de stimuler deux cytokines : l’IFN-γ et l’IL-12 qui sont liées à l’activité des cellules TH1. Ainsi, l’ODN-BL07 permet une meilleure activité des cellules TH1. Cela permet donc de réduire l’activité des cellules TH2 et donc, le taux d’IgE.

Par ailleurs, les probiotiques ont également un impact intéressant sur la flore intestinale (qui peut être l’une des origines des allergies).

En effet, les probiotiques permettent une augmentation du taux d’Immunoglobuline A (IgA). Cette dernière permet quant à elle, la diminution du taux d’IgE. C’est pourquoi les probiotiques sont à inclure dans l’alimentation quotidienne. Effectivement, ils apportent de nombreux bienfaits intéressants, aussi bien pour les allergiques que pour tous types d’individus.

 

probiotiques

 

 

Les Prébiotiques

 

Tout comme les probiotiques, les prébiotiques ont également la même action sur la flore intestinale qui est celle d’augmenter le taux d’IgA, qui réduit par la suite le taux d’IgE. Ainsi, incluez à la fois des prébiotiques et des probiotiques dans votre alimentation! Cela maximisera encore plus les bénéfices sur les symptômes allergiques.

 

prébiotiques

 

 

Le Miel

 

Diverses études ont prouvé que le miel (surtout le miel de Manuka) dérégulé l’Il-4, induisant donc une baisse de ce dernier qui amène donc à une diminution de TH2.

C’est pourquoi le miel peut-être lui aussi, un aliment à inclure dans son alimentation. Même une seule cuillère par jour peut suffire pour apporter des bienfaits intéressants sur les symptômes allergiques. Toutefois, veillez bien à acheter du miel de qualité (local si possible).

 

miel

 

 

La Bromélaïne

 

La bromélaïne est un concentré d’enzymes protéolytiques dérivées de la tige du fruit de l’ananas qui possède des propriétés anti-inflammatoires.

En effet, il a été prouvé scientifiquement que la bromélaïne inhibée les IgE ce qui permet donc d’en réduire le taux total.

 

bromélaïne

 

 

L’acide gamma linolénique

 

L’acide gamma linolénique (AGL) possède également un lien étroit avec l’IgE. En effet, de nombreuses études ont remarqué que les personnes allergiques présentées de faibles taux d’AGL contrairement aux personnes non allergiques.

Par ailleurs, les chercheurs ont prouvé qu’en mangeant plus d’aliments contenant de l’AGL (spiruline, huiles végétales comme l’huile de graines de bourrache, l’huile de graines de cassis, l’huile de graines de chanvre, l’huile d’onagre…) que les taux d’IgE diminuaient. Cela signifie donc que les niveaux de AGL sont inversement corrélés avec les niveaux d’IgE sériques totaux.

Ainsi, vous pouvez par exemple vous procurer de la spiruline de bonne qualité ou même, des huiles végétales contenant de l’AGL pour pouvoir réguler ces taux et donc, réduire vos symptômes allergiques.

 

spiruline AGL

 

La quercétine

 

La quercétine est un flavonoïde que l’on trouve dans différents fruits et légumes (brocoli, framboise…). Des études ont prouvé que celui-ci inhibé l’activité de la cytokine Il-6 qui pour rappel, à un rôle dans le développement des cellules B (et donc, un impact sur l’augmentation d’IgE).

C’est pourquoi consommer des aliments riches en quercétine peut-être une très bonne solution pour réduire voir, faire disparaître l’allergie (car ce flavonoïde à de très bons effets sur les taux d’IgE s’il est absorbé en de bonnes quantités).

 

quercétine

 

 

La Vitamine C

 

Il a été prouvé que les individus atteints d’une quelconque allergie avaient tendance à avoir de faibles taux de vitamine C. En effet, cette vitamine a de nombreux rôles d’anti-inflammatoires. Par exemple, celles-ci peuvent empêcher à divers composants de se coincer dans les poumons. Cela empêchera donc l’apparition d’inflammations et d’allergies (comme pour l’origine liée aux polluants de l’air vu dans la partie 1).

C’est pourquoi cette vitamine doit être également absorbée en de bonnes doses au quotidien. Cette dernière se trouve principalement dans des fruits, les légumes et quelques viandes. Toutefois, veillez à prendre de la vitamine C naturelle et non des suppléments. En effet, la vitamine C synthétisée n’a pratiquement aucun effet bénéfique sur les symptômes d’allergies.

Sachez de plus mesdames, qu’il faut absolument manger de bons taux de vitamine C durant l’allaitement. En effet, si votre lait possède de bons taux de vitamine C (provenant d’aliments et non pas de suppléments), votre enfant aura beaucoup moins de risques de développer des allergies dans le futur.

 

vitamine C

 

 

Le Curcuma

 

Le curcuma permet de réduire la production d’Il-4, qui est fortement lié au fort taux de TH2 chez les personnes allergiques, mais le curcuma permet également de diminuer les taux d’Il-5, qui est une autre cytokine liée à l’activité des cellules TH2.

C’est pourquoi si vous appréciez cette épice, ajoutez-en dans vos plats! Cela vous permettra à la fois d’ajouter du goût à celui-ci, mais également de diminuer les symptômes de vos allergies.

 

le curcuma

 

 

La N-acétylcystéine

 

La N ‐ acétylcystéine (NAC) qui est un acide aminé non essentiel a été examiné par plusieurs études et celui-ci s’est révélé comme avoir des effets intéressants sur le système immunitaire.

En effet, celui-ci inhibe la production d’Il-10 (qui est lié à l’activité des cellules TH2) tout en stimulant davantage la production d’Il-12 (qui permet d’augmenter l’activité des cellules TH1).

Autrement dit, le NAC ( qui se trouve dans diverses viandes, légumineuses et dans les œufs) permet à la fois de diminuer l’activité des cellules TH2 tout en stimulant l’activité des cellules TH1. Celui-ci a donc un impact très significatif sur les taux d’IgE et donc, sur les symptômes d’allergies.

 

n-acétylcytéine

 

 

Le B-carotène

 

Plusieurs études ont prouvé que consommer de bonnes quantités de b-carotène augmentait l’expression de l’IFN-γ, d’IL-12 et d’IL-2 (qui sont 3 cytokine participant à l’activité des cellules TH1) tout en inhibant l’activité d’IL-4, IL-5, IL-6, IL-10 (qui sont 4 cytokines participant à l’activité des cellules TH2).

Autant dire que consommer quotidiennement du b-carotène (qui se trouve dans les carottes, les patates douces…) réduit de manière très significative l’activité des cellules TH2 et donc, le taux d’IgE tout en augmentant l’expression des cellules Th1.

 

b-carotène

 

 

 

Conclusion

 

L’allergie est un sujet complexe. Toutefois, l’hypersensibilité de type 1 (qui concerne plus de 90 % des individus présentant des réactions allergiques) peut-être diminuée voir totalement guérit si l’alimentation quotidienne de l’individu contient une grande partie ou tous les nutriments et autres cités dans la partie 3.

C’est pourquoi je vous invite à inclure au maximum les différents nutriments et autres de la partie 3 dans votre alimentation du quotidien pour ne plus être dérangé par vos symptômes d’allergies. D’autre part, inclure tous ces nutriments vous apportera d’autres bienfaits tout aussi intéressants donc autant en profiter.

 

conclusion allergies

 

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De plus, je vous incite également à partager au maximum cet article à des amis et autres personnes que vous connaissez qui sont atteints d’allergies. En effet, le principal but de cet article est de faire comprendre qu’il est tout à fait possible de soigner voir, de guérir de nos allergies sans avoir recours au médicaments ou autres.

 

Si vous voulez en savoir plus sur l’alimentation et sur comment bien manger, je vous incite à aller lire l’un de mes articles à ce sujet. Ce dernier est principalement adressé aux adolescents, mais il concerne également tout autres individus, tout âge compris.

Cet article a 2 commentaires

  1. Amel

    Merci pour toutes ces informations.

    1. BeDietOnic

      Aucun soucis avec plaisir 🙏

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